Ce que nous défendons

Le code de conduite des Scènes du Grütli souligne les attentes, en termes de comportements et de responsabilités, du personnel, des membres des compagnies accueillies, des partenaires, ainsi que des publics.

Comprendre et adhèrer à ce code de conduite est important afin de maintenir un cadre de travail, de collaboration, de création et d’accueil positifs et constructifs.

Un comportement respectueux de l’environnement est souhaité dans l’enceinte de l’institution.

Discrimination et harcèlement

Un environnement libre de toute atteinte à la personnalité, de toute discrimination, de tout type de harcèlement est garanti aux Scènes du Grütli.

Chacun et chacune se doit de respecter la diversité et proscrire toute forme de discrimination ou de comportement inadéquat quel que soit l’objet sur lequel il porte.

Dans ce but, nous nous engageons à promouvoir une culture de la curiosité et du dialogue. Nous avons conscience qu’il arrive de commettre des erreurs mais nous visons une exemplarité. Si une personne fait l’objet d’une remarque sur son comportement, il faut y voir l’occasion d’une remise en question.

Rester attentifs et attentives : cultiver une sensibilité aux autres (collègues, artistes, public). Par exemple, si un spectateur ou une spectatrice a des réactions inattendues, il est important de les respecter et de les accueillir avec bienveillance.

Voici quelques exemples de comportement inadéquat : interrompre, se moquer ou insulter de manière répétée un ou une collègue ; l’ignorer ou l’isoler ; prononcer des mots ou avoir des gestes violents ; toucher une personne contre son gré, etc.

Professionnalisme

Il est attendu de la part de l’équipe du théâtre, des membres des compagnies accueillies et des partenaires, le respect, l’écoute, l’équité et la courtoisie.

Respect de ce code

Le personnel des Scènes du Grütli, leurs partenaires, les membres des compagnies accueillies doivent prendre connaissance de ce code de conduite et du Manifeste des Scènes du Grütli pour un théâtre responsable et s’engagent à les mettre en pratique.

Signaler des violations

Si une personne constate le non-respect de ce code de conduite, ou est témoin d’un comportement non adéquat, elle doit en référer à la direction ou s’adresser à CP Conseil dès que possible.

L’anonymat est strictement garanti par la direction et CP conseil.

La direction s’engage à protéger d’éventuelles pressions toute personne victime ou témoin.

Je suis d'accord

Je suis d’accord pour voir et entendre sur une scène de théâtre des interprètes porter des propos avec lesquels je ne suis pas nécessairement d’accord, d’accord pour ne pas confondre les idées de ces interprètes avec celles des personnes qu’ils et elles sont en dehors de la scène, d’accord pour recevoir ce qui est dit sur scène comme une histoire, même si cette fiction s’auto-nomme « théâtre documentaire », d’accord pour sortir d’une salle de spectacles un peu remuée, voire bouleversée, voire contrariée par ce que j’ai reçu, et d’accord encore pour revoir mes manières de considérer les choses à la lueur de ce que cette représentation aura peut-être fait bouger en moi, mais d’accord aussi pour être finalement en désaccord profond avec ce que j’ai reçu et d’accord pour payer des impôts qui financent, entre autres services, le fait que des artistes puissent monter sur une scène et s’adresser entre autres à moi, quand bien même cela me heurterait et m’irriterait (au fond de moi, je sais que cette irritation n’égalera jamais en miroir inversé les grands bonheurs auxquels le chemin de spectatrice m’aura conduite).

Je suis d’accord pour cela et j’ai longtemps cru que cela allait de soi, mais aujourd’hui on dirait bien que non. On dirait bien qu’on ne jouerait plus. On dirait bien qu’on ne représenterait que soi-même. On dirait bien qu’un personnage ne peut pas être méchant parce que ce n’est pas bien d’être méchant. Que les mots ne diraient qu’une chose. Que tout ce qui n’est pas clair viendrait troubler l’ordre public. Que le bien, on saurait exactement ce qu’il est et que lui seul aurait droit de cité. Qu’on n’aurait qu’à être d’accord.

Et là j’ai peur.

Marie-Pia Bureau, directrice de l'Onda

Newsletter #11 de Onda, 23 octobre 2025